Ce projet est né avec une première photo « Demain à l’aube » en octobre 2021. Il s’est imposé de lui-même, certainement parce que j’étais moi-même dans un flou artistique, dans lequel, d’ailleurs, je navigue toujours un peu.
J’ai découvert le flou photographique à travers André NAGGAR, Sarah MOON et un peu aussi avec Saul LEITER. C’est le procédé qui traduisait le mieux mes angoisses face à la solitude, l’isolement dans notre société pourtant hyperconnectée et exprimait très bien cette peur de disparaitre. Disparaitre à soi, disparaitre aux autres, disparaitre au monde avec parfois cette ambivalence de le désirer pour dire « stop », « pause ».
Avec cette série au long cours et les textes poétiques qui l’accompagnent, sur Instagram ou lors de mes exposition, j’ai le souhait un peu fou, que tous, nous reprenions le temps de voir, de nous voir, le temps de nous reconnecter, le temps de ralentir pour que notre monde cesse d’être un peu moins flou et que nous reprenions un peu de consistance.